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Chantier de restauration à pic de l’habitat du gecko vert de Manapany

Le 6 octobre dernier, une quinzaine de bénévoles ont rejoint l’action de l’Ecole du Jardin Planétaire pour restaurer l’habitat écologique d’une espèce endémique de l’île de la Réunion : le gecko vert de Manapany.

Une espèce endémique en danger

Le gecko vert de Manapany est une espèce que l’on ne trouve que sur l’île de La Réunion, dite endémique, et dont la régression de population est telle, qu’elle est désormais classée “En danger critique d’extinction” par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). On estime actuellement sa population entre 3000 et 5000 individus. Présent uniquement dans le sud de l’île, sur une bande littorale de seulement quelques onze kilomètres de long, la survie de ce lézard à nul autre pareil, principalement arboricole, dépend notamment du maintien de son habitat naturel qui disparaît progressivement. Ce sont les formations végétales indigènes (vacoas, lataniers, cocotiers et multipliants) qui lui fournissent nourriture, refuges et sites de reproduction.

“Crapahutage” à flanc de falaise

L'école du Jardin Planétaire et l'association Nature Océan Indien ont organisé un chantier ce samedi 16 octobre 2018, inaccessible aux moins de 10 ans car situé sur un secteur de falaise littorale escarpée de la commune de Petite-Ile. Ce chantier a vu parents et préadolescents, gantés et armés de scies, de sécateurs et de sabres, s’atteler à libérer les plantes hôtes (nécessaires à la survie du gecko) de l’envahissement des espèces invasives et asphyxiantes – comme le faux-poivrier, notamment (Schinus terebenthifolius) –, leur évitant ainsi de mourir sur pied.

Quels résultats pour la nature ?

Si un tel chantier permet, non seulement, la sauvegarde des refuges du gecko de Manapany mais, également, la restauration et la préservation de son habitat naturel, il permet surtout d’éprouver, au sens large du terme, les enjeux d’une telle préservation. Car, ainsi que le souligne l’association Nature Océan Indien à laquelle s’est associée l’Ecole du Jardin Planétaire, « sans une intervention rapide de l’Homme pour empêcher la disparition totale de son milieu », les espèces végétales invasives auront tôt fait de causer la disparition totale de ce gecko péi (propre à la Réunion).

 

Cette action a été primée par "J'agis pour la nature", bravo à eux !

Pour plus d'infos, allez sur le site de l'Ecole du Jardin Planétaire ou sa page Facebook ou encore sur le blog de l'association Nature Océan Indien et sa page Facebook.

L'association L’Ecole du Jardin Planétaire a également créé Moabi®, une application mobile de référencement participatif des arbres remarquables et permettant à tout un chacun de les identifier, leur offrant l’opportunité d’être protégés comme un bien commun à l’humanité.




 

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