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L’histoire de Véronika, le Gypaète Barbu

Découvrez comment Véronika, un Gypaète Barbu, a été sauvée par le centre de soin de la faune sauvage le Tichodrome.

Un jour, un oiseau

Le 5 juin 2017, un Gypaète barbu a été trouvé sur le parapet d’un pont en plein cœur de la commune de Morzine en Haute-Savoie, fait inhabituel pour cet oiseau des falaises et des airs. Prévenus par des habitants, les pompiers sont venus capturer sans difficulté l’oiseau qui a été transféré à Annecy chez un vétérinaire intervenant également auprès de la faune sauvage, Dr. Cuveillier. Après auscultation, prise de sang et radiographie, rien d’anormal n’était révélé. Cet oiseau a été transféré le lendemain au centre de sauvegarde de la faune sauvage du Tichodrome en Isère en observations en attendant les résultats des analyses.

L'oiseau en question était une femelle adulte de Gypaète barbu nommée « Véronika ». Cet oiseau avait été relâché en 1998 en Suisse et était en couple depuis 2006, où elle avait donné naissance à un jeune oiseau par année entre 2009 et 2015. Ces deux dernières années, la reproduction s’était soldée par un échec.

Au centre de soins et pendant presque 2 semaines, le Tichodrome veillera sur Véronika, en observant son comportement, la nourrissant, et vérifiant son état de santé, guidé et conseillé par le centre de soins pyrénéen Hegalaldia, spécialiste de l’espèce. Heureusement, rien d'inquiétant ne ressortait des analyses (pas d'intoxication aigue au plomb qui aurait pu expliquer un comportement anormal) si ce n'est une enzyme en concentration élevée dans le sang, qui peut traduire une activité musculaire aigue.

Voici Véronika !

Qu'était-il arrivé à Véronika ?

Aucune hypothèse n’est privilégiée sur ce qui est arrivé à Véronika : est-ce que l'oiseau aurait eu des difficultés suite à de mauvaises conditions météorologiques qui avaient eu lieu ? Est-ce qu'il aurait ingurgité un cadavre euthanasié ? Avec le bon état de santé de Véronika qui montrait une envie irrépressible de sortir de sa volière de soin, Asters, animateur du plan national d’actions (PNA) en faveur du Gypaète barbu dans les Alpes françaises, le Tichodrome et la DREAL Aquitaine coordinatrice du PNA ont décidé de libérer cet oiseau.

Et c'est ainsi que Véronika, représentante de l'une des espèces les plus menacées d'Europe, a retrouvé la liberté quelques jours plus tard au sein du territoire du Gypaète dans la réserve naturelle de Passy.  Véronika peut repartir tranquille, elle a en effet a été équipée d’un GPS en collaboration avec la Fondation pour la Conservation des Vautours, afin de suivre ses déplacements, ainsi que d'un système d'alerte qui sera envoyé en cas de non mouvement ou de chute de température. Véronika a pu être sauvée, grâce à une remarquable collaboration associative, et libérée dans son milieu naturel, ce qui est une très bonne nouvelle pour les populations !

Cliquez ici pour découvrir la vidéo du relâcher de Véronika !

Et maintenant ?

=> Aux toutes dernières nouvelles (janvier 2018), Véronika semble en bonne forme car elle se déplace beaucoup ; elle est même allée jusqu’en Italie !

Cliquez ici pour en savoir plus sur les actions du centre de soin Le Tichodrome !

 

Le saviez-vous ?
Le Gypaète barbu est l’une des espèces les plus menacées en Europe et bénéficie à ce titre d’un plan national d’actions, animé par Asters, dans les Alpes françaises. La perte d’un Gypaète, encore plus d’un adulte, est toujours préjudiciable pour le développement des populations de cette espèce qui repose sa stratégie sur la survie des adultes, pour compenser un faible taux de reproduction (en moyenne, 1 jeune tous les 3 ans).

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